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Etude NUTRINET SANTE

L’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’Université Paris 13 a mené entre 2009 et 2016 une étude épidémiologique sur 68.946 personnes, des femmes à 78% avec un âge moyen de 44 ans. Les résultats de l’étude ont été publiés en Octobre 2018.

Des données statistiques ont été recueillies notamment sur la fréquence de consommation de produits alimentaires conventionnels ou bio mais aussi sur des critères nutritionnels, de mode de vie et sociodémographiques. 4 groupes homogènes selon la fréquence de consommation bio ont été constitués et observés et 1340 cas de cancers sont survenus sur l’ensemble de la cohorte au cours des 7 années d’étude, soit une moyenne de 19 personnes touchées sur 1000.

L’observation a montré qu’il y avait moins de cas de cancers chez les consommateurs réguliers de produits bio. En effet, les cas de cancers (tous types confondus) se sont établis à 22 pour 1000 personnes les moins consommatrices de bio et à 16 pour 1000 personnes les plus consommatrices de bio, soit 6 cas de cancers sur 1000 personnes en moins et donc une diminution d’environ 25%. Enorme quand on sait de quelle maladie on parle.

La baisse a été encore plus marquée pour les cancers du sein après ménopause avec -34% de risque et pour les lymphomes avec -76% de risque. En revanche, pas d’impact de l’alimentation bio constatée sur les cancers du sein avant ménopause ni sur les autres cancers. L’alimentation ne fait donc pas tout face à d’autres facteurs comme l’hérédité ou le mode de vie.

A noter que les plus gros consommateurs bio de l’étude (soit 17231 personnes) sont aussi ceux qui, dans leur régime alimentaire, ont la plus grosse part d’apport en fibres et la plus faible part d’apport en viande rouge et en alcool ; dans les autres critères, on retiendra qu’ils sont plus diplômés, occupent plus de fonctions intellectuelles et ont des revenus plus élevés.

Les chercheurs avancent l’hypothèse d’une « présence de résidus de pesticides synthétiques beaucoup plus fréquente et à des doses plus élevées dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle » et à leur cancérogénicité, supposée pour certaines molécules et avérée pour d’autres. Ils avancent aussi « des teneurs potentiellement plus élevées en certains micronutriments (antioxydants, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques) dans les aliments bio ».

Logo source site d’information de l’étude Nutri-Net Santé.

 En résumé : l’étude INRA constate une occurrence moindre de cas de cancers chez les consommateurs réguliers de produits bio, notamment sur le cancer du sein après ménopause et les lymphomes. Même si ces résultats doivent être confirmés par d’autres études à venir, les chercheurs de l’INRA suggèrent de promouvoir d’ores et déjà l’alimentation bio comme stratégie de lutte contre le cancer. A appliquer sans attendre ! 

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